22 novembre 2009

Le règlement intérieur de l'immeuble

C'est un document historique, certes, un pavé parfois indigeste à lire, on en convient ; mais sur les points principaux, il reste la seule et unique pièce authentique à laquelle nous devons nous référer pour toute décision concernant l'immeuble.

 

On ne remerciera jamais assez la personne qui a tout re-dactylographié dans un traitement de texte, et qui, dans son attachement à l'esprit communautaire des origines, ne souhaite pas que son nom soit mis en avant. Elle a volontairement omis le détail des lots ainsi que les parts de charges qui s'y rattachent, dans un souci de discretion.

Le voici en format PDF, infalsifiable, authentique, et garanti sans OGM !  ;-)

http://docs.google.com/fileview?id=0BxZaoIQt1E6TMmNjZDIyY...

ou bien encore ici :

HAXO 1 règlement de copropriété 2001 sans tableau.pdf

Rappel achats groupés

Conseil syndical des copropriétaires

Commission achats groupés

Villa des Hauts-de-Belleville

47 - 49 bis, rue du Borrego

75020 PARIS

 

G R O U P E M E N T    d ' A C H A T S

 

Comme chaque année depuis l'origine coopérative de l'immeuble, nous vous proposons des achats groupés pour les fêtes de fin d'année. Les listes et bulletins de commandes ont été déposés dans vos boîtes il y a quelques semaines. (ou bien voir la note un peu plus bas sur le blog) Les commandes sont à retourner dans la boîte du conseil syndical du 47 bis. Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez appeler au 06 89 77 79 16 ou au 01 43 61 50 24.

 

 

ATTENTION :  la date du dernier délai pour les commandes approche  :

 

30 novembre 2009 !

 

 

19 novembre 2009

Pétition en faveur du centre Croix Rouge Haxo

à ce jour, 19 novembre, plus de 70 signataires, bravo et encore merci !

Espérons que cette mobilisation ne sera pas vaine.

Bons de commande fêtes de fin d'année

BIENTOT LES FETES DE FIN D'ANNEE !

 

Comme l’an passé, nous vous proposons de faire des achats groupés, ce qui permet notamment de limiter les frais de port.


Cette année, nous avons recherché des producteurs géographiquement proches (sauf pour les vins…). Vous pouvez passer des commandes de :

 

- CHOCOLATS auprès de Chocolats équitables Initiatives Saveurs (11, rue Hector Berlioz, 72021 Le Mans Cedex 2).

 

- escargots auprès de Les escargots de M. Devaux (9 Chemin de la Mare La Grue, 78200 Favrieux)

 

- FOIES GRAS auprès de LA FERME DU GRAND CLOS (18 bis rue de Vaupaillard 91150 Puiselet Le Marais)

 

- SAUMONS FUMES, SPECIALITES DE LA MER auprès de Fumaison SAFA S.A (130 rue de Rosny, 93100 Montreuil)

 

- jus de pomme, Cidres, etc… auprès de Denis Mousseaux (Le Père Denis, Les Lupins, 15, Mazagran, 77510 Saint Denis Les Rebais)

 

- Champagne auprès de Champagne Georges Liebart et Fils (47, Grande Rue, 51480 Tincourt Venteuil)

 

- Vins d’Alsace auprès de Paul SpannageL (68230 Katzenthal)

 

- Vins de Bordeaux auprès de Garzaro (33750 Baron)

 

- VINS DE TOURAINE auprès de AUDEBERT ET FILS (Avenue Jean Causeret, BP 39, 37140 Bourgueil)

 

Les bons de commande sont à déposer avant le 30 novembre 2009, date limite, dans la boite aux lettres du conseil syndical au 47 bis.

Le règlement se fait individuellement pour chaque commande par chèque bancaire ou postal à l’ordre du producteur.

Tout renseignement peut être obtenu auprès de Muriel Breton (breton.muriel@gmail.com) ou d’Anne-Lise Millan-brun (annelisemillanbrun@gmail.com).

 

Cliquez ci-dessous pour ouvrir le détail des bons de commande :

chocolats : bdcindividuel.pdf

Autres bons de commande :

bons de commande regroupés.doc

(Prochainement aussi dans vos boîtes aux lettres)

 

12 novembre 2009

Pétition en faveur du centre Croix Rouge Haxo

SOS CROIX ROUGE HAXO !

La villa des Hauts-de-Belleville se mobilise :


« NON » A LA FERMETURE DES SERVICES !


 

Qui ne connaît pas, voire ne fréquente pas, le dispensaire du 85 rue Haxo où l’on soigne les habitants de tout le quartier et où même les hôpitaux Tenon et Robert-Debré ainsi que la clinique des Maussins, surchargés, n’hésitent pas à envoyer leurs patients ?

Le centre de soin, créé à la suite du massacre des Otages de la Commune, à la fin du 19e siècle, a fait partie, dans les années 1950, du même projet urbain que notre immeuble Haxo-Borrego. En 1977, au départ des sœurs, c’est la Croix Rouge qui a pris le relais. POURTANT, en décembre prochain, il est question de supprimer :

-        les soins infirmiers,

-        les prises de sang

-        et le service de radiologie et d’échographie !

 

Il y a urgence à signer la pétition AVANT LE 10 décembre 2009.

-      Des habitants de l’immeuble passeront dans les jours qui viennent vous la présenter.

-      Vous pouvez aussi aller signer directement à la Croix rouge, en insistant*,

 

* Cinq personnes doivent êtres mises au chômage et le matériel radiologique aurait déjà trouvé acquéreur.

01 novembre 2009

Compte rendu réunion 10/09/09

Compte-rendu du conseil syndical du 10 septembre 2009

· Demande d’utilisation des salles communes :

Demande d’un habitant de l’immeuble d’utiliser l’atelier « bricolage » pour construire, dans la journée, un petit théâtre de marionnettes (durée d’utilisation prévue de quelques jours). La présidente du conseil syndical ayant proposé d’utiliser la salle de l’atelier « mosaïque » plutôt que celle de l’atelier « bricolage », le conseil syndical donne son accord pour une utilisation de la salle de l’atelier « mosaïque » par cette habitante.

· Explications sur les affiches relatives à la fermeture du local poubelle la nuit et aux incivilités constatées cet été et mises dans les panneaux des 4 halls d’entrée

Rappel des faits : - 14/07/09 : jet par les fenêtres par des habitants de l’immeuble d’objets en verre - 21/08/09 : vive altercation entre des jeunes de la MJC et des habitants de l’immeuble et intervention de la police pour y mettre fin - tout au long du mois d’août, de façon continue et persistante et malgré les rappels à l’ordre faits par des membres du conseil syndical, plusieurs habitants ont jeté des bouteilles de verre dans le local poubelle à des heures avancées de la nuit, occasionnant ainsi une importante nuisance pour les autres habitants de l’immeuble - stationnement récurrent de deux roues (moto et scooters) et de voitures sur les abords de l’immeuble.

Les propositions suivantes sont retenues par le conseil syndical : -rédiger une note rappelant que les abords de l’immeuble sont des accès de secours -relever les n° des véhicules pré-cités afin d’identifier leurs propriétaires -rédiger une affichette destinée à être placée sur les véhicules précités -rédiger une nouvelle affiche pour remplacer celle existante placée à proximité de la salle commune L. L. se propose de traiter ces différents points.

· Local moto : E. A. fait état d’une demande de 3 propriétaires de scier certains arceaux pour faciliter la circulation. Cette question sera étudiée par les membres de la commission travaux. Un sac de sable (30 kg) donné par un habitant a été rangé dans la serre ; il pourrait être utilisé pour remplir le bac « incendie » du local moto.

· Point sur travaux de curage réalisés par Alben G C informe que le chantier a duré 15 jours de plus que prévu, 9 000 m linéaires ont été curés, 2 tonnes de calcaire sorties. Les canalisations des cuisines étaient les plus obstruées. Il indique que les canalisations ont été tronçonnées avec la pause de colliers pour permettre une visualisation des travaux réalisés au niveau du 1er étage. Tous les problèmes de descente verticale sont réglés, toutes les colonnes ont été vues par vidéo pour vérification. GIEP, qui est responsable des travaux, ne s’est pas prononcé sur ces travaux. La grande disponibilité de la société Alben est soulignée. Une réunion de bilan sera faite au retour de B R Un problème de canalisation mal débouchée sur la zone des canalisations communes des courettes est souligné par J A. F. C prendra contact avec GIEP, qui est responsable de ces travaux, pour voir si cela entre dans la garantie d’Alben.

· Relation de la commission travaux avec le syndic D P indique que GIEP est désarçonné par le mode de fonctionnement de la commission travaux et que Mme Mahé lui a fait état de dysfonctionnements. F C estime au contraire que des progrès importants ont été constatés dans les relations entretenus avec Mme Mahé, qui s’implique dans le traitement des dossiers de l’immeuble, apporte son expertise, transmet copie des documents demandés,… Elle indique qu’elle a un ressenti positif et souligne le travail important réalisé cet été par les membres de la commission travaux : note pédagogique, identique pour tous, réponse à toutes les sollicitations adressées à la commission travaux, … Elle s’étonne donc de la remarque formulée par D P et du ton polémique utilisé.

· Reprise du mur mitoyen avec l’immeuble de la RIVP Ce mur devait être repris suivant un devis soumis à la copropriété. Dans la mesure où il est apparu que le bas du mur n’était pas assez solide, des travaux plus importants vont devoir être engagés. La commission travaux devrait donner son accord.

* Travaux sur le mur du cimetière : La commission travaux n’a pas eu d’information sur l’avancée des travaux. Compte tenu des témoignages de plusieurs habitants de l’immeuble de la présence, la nuit, d’individus sur les tas de sable entreposés sur le terrain longeant les réservoirs, un message sera adressé par F C pour alerter la société qui réalise les travaux.

* Sentiment d’insécurité en cas d’incendie - D P fait état d’une association de pompiers qui peut faire une intervention (coût : 10 à 20 euros par personnes) pour informer sur les consignes incendie. Il est proposé de faire un sondage pour savoir qui serait intéressé. - Un devis a été reçu par la commission travaux pour 2 extincteurs, conformément à ce qui a été voté en AG. Ce vote de l’AG sera rappelé au syndic, dont la sécurité de l’immeuble est une des responsabilités. - Parallèlement aux réflexions sur la campagne d’information sur le risque incendie, la commission travaux a reçu une société (Malerba ?) pour la réhabilitation des blocs portes (coupe-feu et anti–intrusion). L’étude porte sur un bloc test et la possibilité de faire un appel d’offre collectif (prix 900 à 1000 euros par porte au lieu de 2000 euros). Les travaux sur ce dossier doivent se poursuivre, le dossier ne semblant pas encore mûr.

* Vestiaire Dans la mesure où le vestiaire est plein, une affichette rappelant son existence et annonçant son ouverture continue avant le passage de La Gerbe sera rédigée (S F et M B se proposent de s’en charger). Le passage de la Gerbe est prévu à partir du 14/09. S F et, selon la date retenue, E A seront présentes.

* Pot de rentrée : Une affichette sera mise dans les panneaux pour précisé qu’il aura lieu à 19 h, coté Est (J Ase propose de s’en charger).

* Changement de code : Compte tenu de la demande formulée par plusieurs habitants, A B propose que le changement de code intervienne en même temps que l’AG pour limiter les frais, le nouveau code devant être notifié selon les mêmes modalités que les convocations à l’AG.

* Point financier - Point sur les impayés : 5 dossiers, dont 1 important. F C recherchera selon quelles modalités doit être faite la relance pour les appels de charge impayés. Aujourd’hui, la mise en demeure faite par courrier simple et sans relance préalable est systématiquement facturée 20 euros.

* Point sur les VMC génératrices de nuisances sonores A la demande d’un habitant de l’immeuble, ce point est ajouté à l’ordre du jour. Un habitant de l’immeuble (M. M –orthographe incertaine-) remet à la Présidente un plan permettant de visualiser les 6 points de VMC générateurs de nuisances sonores. S’il a pu intervenir pour limiter la nuisance d’un certain nombre de VMC, M. M souhaite alerter le conseil syndical sur les VMC environnantes qui continuent de générer des nuisances et qui nécessiteront peut être une intervention du conseil syndical (M. M se propose de rédiger un projet de lettre). S’agissant des extracteurs de la MJC, D P s’engage à en parler avec les personnes compétentes.

* Ménage Si le remplacement du gardien a donné entière satisfaction cet été, la nouvelle entreprise de ménage ne réalise pas un travail satisfaisant. Dans l’immédiat, F C va demander à la société de changer le personnel qui assure le ménage. La commission travaux va réexaminer les solutions possibles.

* Accès aux caves et aux gaines techniques : La porte de la cave du 49 est toujours ouverte. Les portes des gaines techniques coté cuisine ne sont pas remises correctement dans les escaliers, ce qui présente un danger. Il est proposé d’afficher une note de rappel.

* Radiateurs Il faut prévoir de rédiger une affichette pour que les habitants qui ont des fuites se signalent à la commission travaux. Par ailleurs, la commission travaux informe l’ensemble du conseil syndical que dorénavant, lorsqu’un devis doit être établi pour changer un radiateur partie commune, il sera demandé d’ajouter un « collier » afin de pouvoir changer le radiateur sans avoir à vider la colonne.

* Ascenseur : Il existe des « protections » pour ascenseurs. Il est proposé de se renseigner pour savoir si elles pourraient être achetées pour remplacer les cartons mis en place par le gardien.

 

Prochain conseil syndical le 15/10 à 21 h

26 octobre 2009

Fête de l'immeuble

Et on remet ça pour la fête de l'automne : le 2 décembre, il est prévu que quelques bonnes âmes s'activent aux fourneaux, messieurs à la cuisine et mesdames à la plonge, et que ceux qui restent les pieds sous la table déboursent leurs 15 euros.


Franchement, est-ce qu'ils ne feraient pas mieux d'aller directement manger au restaurant ? A moins qu'ils n'éprouvent un plaisir pervers à se faire servir par leurs voisins ou voisines, qui plus est membres du Conseil Syndical ?


Et si encore on essayait de faire les courses différemment, directement auprès de producteurs, par exemple, l'organisation d'un tel repas aurait peut-être un intérêt, mais non, on ira chez Metro ou dans une grande surface (pardon pour la pub).


Et bien très peu pour moi ! et je vous invite à relire la note ci-dessous.

 

 

Lors de la phase de préparation de la fête de l'été, voici ce que j'avais écris à mes camarades de la commission Animation :



"Tarif : je propose la gratuité totale, et si on fait un barbecue, que chacun apporte sa viande.

menu : que les habitants dont le nom commence par A à L apporte quelque chose de salé (salade, quiche, cake salé)
que les habitants dont le nom commence par L à Z apportent quelque chose de sucré (gâteaux, tartes, crèpes)
ou l'inverse (ce qui me permettrait de faire mon légendaire taboulé )

Que chacun apporte une bouteille de ce qu'il aime, alcoolisé ou non, et un pain.

Organisation : pas de commandes, pas de courses de quelques uns pour tous, puisque pas de nourriture fournie par la commission animation.

Pour tout dire, j'en ai assez de ces fêtes ou quelques uns se mettent au service de tous sous prétexte qu'ils ont payé. (Et le pire, c'est que ceux qui servent les autres ont aussi payé !)

Je crois que s'il s'agit d'un pique-nique où l'on propose à chacun d'apporter sa quote-part, ce sera nettement plus sympathique.

On peut juste préciser aux gens qu'ils auront la possibilité de laver les ustensiles qu'ils auront apporté : moules, saladiers, etc, dans la grande cuisine.

Voilà mes idées pour une fête de l'été vraiment conviviale et "partageuse", pour ma part, je ne participerai pas cette année à une fête "payante", même à prix modique."

 

Bien qu'une majorité se soit exprimé en faveur de cette formule, ou avec une option payante, une option gratuite, voici ce qui a été décidé :

 

15€ pour le repas du midi et du soir
10€ (midi et soir) pour les personnes amenant quelques chose - entrée ou dessert
5€ pour ceux qui ne viennent que le soir.

Pas de possibilité de descendre avec son repas complet, donc, et de profiter gratuitement du jardin et de la compagnie de ses voisins ce jour là...

 

D'autre part, il a été décidé que :


"Les inscriptions à la fête de l'été de fin juin se font en déposant un bulletin dans la boîte aux lettres de ..., un des membres de la commission animation."


Les boîtes aux lettres du Conseil Syndical, dans chaque escalier, n'auraient-elles pas été plus appropriées ? Cela me semble étrange : c'est comme s'il fallait ne retenir, pour les habitants, qu'un seul nom par commission.

 

Résultat : on trouve hier affiché en rouge qu'il n'y a que 20 inscrits à la fête et on repousse la date limite d'inscription.

 

Peut-être que si on avait proposé la gratuité moyennant participation culinaire, il y aurait un peu plus d'amateurs, mais ce n'est qu'une hypothèse.

 

Juste en dessous de cette note, il est question de la fête des voisins : rappelez-vous : chacun a apporté quelque chose à manger et à boire, et ça a été un succès, malgré le mauvais temps, alors, pourquoi ne pas s'inspirer de cette formule le 26 juin ?

 

 

18 octobre 2009

L'Histoire de la Villa des Hauts de Belleville

florilègejpg.jpgchaque semaine, dans la grande tradition des journaux du XIXème siècle, un épisode de la passionnante histoire de notre immeuble.

Le suspens ne sera pas toujours au rendez-vous, mais qui sait, peut-être serez vous "accroché" et voudrez en savoir plus !

 

La recherche d'un nouveau logement

Dans les années 1950

Là-bas vous vous porterez mieux, vous aurez du bon air

- Le logement était la grande préoccupation de l'époque, tout le monde cherchait un logement.

- Mon mari qui s'était toujours occupé d'associations connaissait beaucoup de gens. Il se livrait à des quantités de recherches et courait Paris pour trouver un logement. C'est par l'intermédiaire du Père Thouvenin que cette proposition nous a été faite. Il m'avait dit gentiment : « Là-bas vous vous porterez bien mieux, vous aurez du bon air. »

- Une commerçante m'a annoncé qu'un immeuble allait se construire sur un terrain donné par les Jésuites, elle m'a conseillé d'aller au foyer Olivain pour m'inscrire. Ils sont venus voir notre logement.

- C'est ma grand-mère qui a incité mes parents à acheter. Mes parents disaient « Non ça coûte cher. » Le Père Thouvenin leur répondait « Vous faites une erreur, c'est un achat coopératif et vous aurez un prêt sur plus de 20 ans. » Mes parents s'en fichaient de n'avoir ni salle de bains, ni toilettes.


Dans les années 1980

- La première nourrice de mon fils habitait rue du Borrego, elle m'avait dit : « Il est bien l'immeuble de Madame C. » qui était aussi nourrice, elles se rencontraient à la sortie des écoles.

- On connaissait très bien tout le coin et on voulait habiter par ici. Quand nous étions en Inde, je revenais en France quatre mois par an. Mes parents habitaient rue Pelleport et je venais souvent rue Haxo en me promenant avec ma fille. J'avais repéré cet immeuble qui me plaisait. Il n'y avait pas la grille et on pouvait entrer facilement.

On connaissait bien le 20e et on s'y plaisait. Je ne quitterai pas cet arrondissement.

On était à l'étranger et on avait chargé notre mère de faire le tour des agences immobilières. Nous avions un critère bien spécifique : il nous fallait trois chambres avec nos deux enfants de sexes différents. Pendant un an elle a cherché sans trouver. Un jour elle nous appelle en disant : « Je crois que j'ai trouvé ce qu'il vous faut, venez tout de suite. »

- La crise du logement, on croyait que cela avait disparu. Mais depuis les années 80, elle est revenue. Il fallait gagner trois fois et demi plus que le montant du loyer pour avoir quelque chose... et apporter des tas de cautions ! Si bien qu'on ne pouvait trouver que des chambres de bonnes miteuses. Nous sommes restés plus de 10 ans sur liste d'attente pour un logement HLM et finalement on a été bien contents de pouvoir acheter un quatre pièces ici !


Dans les années 1990

- Nous quittions deux tous petits logements et nous voulions un appartement en location avec de l'espace. J'ai visité des tas de trucs affreux, même grands, mais affreux et je suis arrivée ici. J'ai visité cet appartement, une quinzaine de personnes visitait en même temps que moi.

- Nous, cela faisait un an qu'on cherchait un appartement ou une maison. J'ai visité des kilos d'appartements en banlieue, je suis un Parigot pur jus, sortir de Paris c'était difficile.


Dans les années 2000

- Cela faisait 10 ans que je connaissais mon ami. Il a été d'accord pour que nous habitions ensemble à condition que ce soit dans quelque chose qui nous plaise et qui soit grand et que je m'en occupe intégralement.

- On cherchait un appartement proche d'un parc ou d'un jardin, un peu plus grand que le deux pièces que nous occupions près des Buttes Chaumont. On a visité une vingtaine d'appartements dans le 19e et le 20e [arrondissement].L'appartement que nous avons acheté a quatre pièces, il est plus grand que ce que l'on cherchait au début et on a dû mettre un peu plus qu'on voulait.

Ici les ventes passaient rarement par agence

- Avec mes emplois toujours en CDD, j'avais assez d'argent pour acheter mais pas pour louer. Pendant six mois j'ai cherché, j'ai visité des taudis avec des murs qui tombaient en ruine et des planchers plus hauts d'un côté que de l'autre. Un jour j'ai vu en agence un appartement dans cet immeuble. Ils n'avaient pas de nouvelles du propriétaire. En août je suis revenue, j'ai rencontré Monsieur B. président du conseil syndical de l'époque. On a tout de suite accroché et il nous a emmenés visiter tout l'immeuble, il nous a conduit au secrétariat et a sorti tous les comptes, les programmations pour les travaux... Il nous a expliqué l'esprit de l'immeuble et comment ça marchait. Il nous a expliqué que l'appartement que j'avais visité était déjà vendu à une dame de l'immeuble et qu'ici les ventes passaient rarement par agence, se faisant surtout en interne par le bouche à oreille. J'étais bien déçue. Mais il nous a indiqué un autre appartement à vendre dans l'immeuble.

On avait un a priori favorable sur cette barre de béton qui peut être tout à fait invivable ou tout à fait agréable

- On a commencé à chercher il y a un an. Après avoir vu l'annonce, j'ai appelé le propriétaire : il m'a dit : « Vous savez c'est une barre béton, une énorme barre béton laide, c'est pas un vrai quatre pièces, il n'y a pas de parking, c'est pas une salle de bain mais une salle de douche... » Au fond de moi je me disais qu'il ne voulait pas me vendre cet appartement.

- Le propriétaire nous avait donné rendez-vous rue Haxo. On y allait un peu à reculons et on s'est retrouvé là. A la vue du cours de tennis, cela a fait tilt. C'est là qu'on avait commencé la visite aux journées du Patrimoine deux mois avant ! On avait un a priori favorable sur cette barre de béton qui peut être tout à fait invivable ou tout à fait agréable ! On a visité ce quatre pièces, et en sortant on s'est assis dans la voiture et on s'est dit : « C'est celui-là ! »

- L'appartement ne correspondait pas à nos critères, on cherchait trois chambres, on souhaitait si possible un parking, si possible une baignoire, mais c'est le seul appartement où on s'est dit : « On se voit dedans. »

- Quand je me suis décidée à devenir propriétaire, ma voisine de palier de l'époque et moi avons eu la chance de trouver un appartement presque en même temps, ici.


La semaine prochaine : le père Etienne Thouvenin-de-Villaret

18 septembre 2009

Les photos du cinquantenaire sont là !

Toutes les photos du 50naire, classées par thème,

Fournir un DVD+R ou une participation aux frais de 2 €

S'adresser à la commission culture/bibliothèque

(Anne-Lise et Muriel au 47 bis, Anne au 49 et Andrée au 49 bis)
 

02 septembre 2009

L'Histoire de la Villa des Hauts de Belleville, feuilleton

florilège.jpgchaque semaine, dans la grande tradition des journaux du XIXème siècle, un épisode de la passionnante histoire de notre immeuble.

Le suspens ne sera pas toujours au rendez-vous, mais qui sait, peut-être serez vous "accroché" et voudrez en savoir plus !

 

sixième épisode : Le travail et la vie sociale

 

 

Le travail et la vie sociale

Dans les années 1950-1960

- Ma grand-mère était concierge aux Otages. Elle tenait la loge et assurait l'entretien. Elle vendait cartes, brochures, chapelets, bulletins des Otages, plaquettes du Sacré-Cœur et deux livres : « Les drames de la Commune « et « Acte de captivité ». Les gens s'inscrivaient là pour des messes, réservaient pour un mariage ou un baptême. Cela lui faisait beaucoup de travail.

- Rue des Tourelles à droite il y avait un grand atelier qui faisait des jouets un peu de luxe : des voitures de pompiers et des camions. Pour arrondir les fins de mois ma mère travaillait à la maison pour ce fabriquant. On peignait les petits bonhommes en plâtre. Elle allait en chercher 200, 500 ou 1 000. Il y en avait partout à la maison. Dans la voiture de pompiers il y avait le chauffeur, à côté son servant et deux autres sur la banquette arrière.

Ma mère travaillait toute la journée et le soir on s'y mettait tous, sauf ma sœur qui était préposée à la vaisselle

Ma mère travaillait toute la journée et le soir on s'y mettait tous, sauf ma sœur J. qui était préposée à la vaisselle. Mon père avait fait des grandes planches à clous sur lesquelles on posait les personnages creux debout. Le premier boulot était de faire le visage. Nous les mômes on savait faire. On avait un pinceau et on badigeonnait de rosé. Après il y avait la jugulaire du casque en noir et le ceinturon en marron et mes parents ajustaient la vareuse et le pantalon. Pour les bottes on y allait d'un grand coup de pinceau et ma mère faisait les raccords. Pour le casque on prenait cette peinture argentée. Le casque c'était la finalité. A la fin il fallait faire les lèvres et les yeux que ma mère faisait elle-même sinon ils louchaient ! On en a fait des milliers.

- A cette époque tout le monde avait du travail, on en trouvait facilement.

Attendez-moi, je donne ma démission et je viens avec vous

- Avec une bande de copains on allait souvent à la piscine des Tourelles. Un samedi, à cette époque la plupart des gens travaillaient ce jour-là, sur le chemin, on rencontre un pote qui nous dit : « Attendez moi, je donne ma démission et je viens avec vous. » Il savait qu'il trouverait un autre travail dès le lundi.

- Je changeais souvent de travail, je choisissais le quartier. On se faisait embaucher pour deux ou six mois ou plus. Quand on ne se plaisait pas on partait. J'ai été permanente salariée à la maison des jeunes dès son ouverture dans les années 60,

- Je travaillais rue Haxo après la pharmacie chez De Pascali, fabriquant de malles et valises, après j'ai travaillé chez Bull et grâce au 1 % patronal j'ai eu droit à un appartement ici.

- A partir de 16 ans je me suis occupé des jeunes du patronage. J'étais responsable surtout du basket et je jouais au ping-pong. Toute ma vie, j'ai donné cent pour cent de mon temps au sport. Je commençais le matin à 6 heures et tous les soirs je venais ici m'occuper des jeunes.

- A 15 ans mon père m'a dit : « Tu seras mécanicien. » et j'ai travaillé dans un garage rue Carolus-Duran jusqu'à 20 ans, mais cela ne m'a jamais plu. Par le basket, j'ai été jouer à Melun quand un monsieur m'a proposé de venir dans son atelier d'imprimerie rue de Romainville pour apprendre le métier comme régleur. Cela a très bien marché et j'y suis resté 20 ans. J'avais 40 ans quand l'entreprise est partie à Orléans, on m'a demandé de suivre, ce que j'ai refusé. Je n'avais donc plus de travail. Dans l'immeuble une famille italienne habitait au premier étage. Ils étaient ingénieurs conseils et sportifs ils s'occupaient des camps de jeunes avec moi. Ils ont proposé de m'embaucher. Je n'avais jamais rien fait dans leur métier et je ne savais pas ce que c'était. Ils m'ont employé pendant six ans, ils avaient très peu de travail.

Après j'ai eu une proposition de venir m'occuper d'une équipe de basket de haut niveau dans une entreprise de la ville de Paris où il y avait une équipe professionnelle. J'ai accepté et je suis parti travailler à Argenteuil où j'ai occupé un poste de responsable de la facturation tout en étant responsable de l'équipe de basket. J'étais augmenté tous les mois en suivant le coût de la vie. On avait mois double en août et en décembre plus une prime d'intéressement. C'était une belle époque.

- Adolescente, j'ai fait des petits jobs d'été, chez Déchaux, au restaurant Jacques Borel et chez Tati. Chez Tati ce n'était pas drôle, on nous obligeait à racoler les clients sur le trottoir, le soir on nous fouillait pour voir si on n'avait pas piqué des fringues. Mon père est venu me voir une fois, il voulait que j'arrête. Mon père travaillait rue de Belleville dans une usine de décolletage. Ma tante a travaillé à l'imprimerie Déchaux puis au dispensaire rue Haxo. En face des Otages il y avait un café bougnat où mon grand-père a travaillé.

- J'étais jardinière d'enfants, et mon mari était fonctionnaire au ministère de l'Air.

- J'étais institutrice rue de Romainville.

- J'étais d'une famille ouvrière.

- Ma femme était petite main chez Brummell.

- Ma mère cousait. Elle faisait même les manteaux.

C'était le principe il fallait habiter le quartier

- J'avais trouvé une place d'aide cuisinière dans l'école Saint-Joseph au Pré-Saint-Gervais, où étaient mes filles. On partait ensemble le matin et on rentrait ensemble le soir. Nous étions nourries toutes les trois à midi. J'étais contente même si mon salaire était inférieur à ce que j'aurais touché en usine. En arrivant à Paris, j'étais tellement inquiète pour mes filles dans cette grande ville.

- J'étais vendeuse dans le prêt à porter rue de Rivoli. Mon mari était dans l'imprimerie et faisait les trois huit, les filles n'ont jamais été à la garderie ni à la cantine. Mon beau-père était coiffeur rue de Belleville.

- Mon grand frère était vicaire à Notre-Dame-de-La-Croix, pour s'occuper des garçons. Moi, je suis femme de cheminot.

- Dans l'immeuble beaucoup travaillaient à l'imprimerie juste à côté, d'autres rue Saint-Fargeau, dans une autre entreprise ; ils n'avaient pas besoin de voiture. C'était le principe il fallait habiter le quartier.

- Mon mari travaillait pour des associations qui n'avaient guère d'argent et guère de locaux. Il avait été scout routier, avait quasi fondé la route scoute de France et pendant la guerre les groupe des Amitiés scoutes. Moi j'avais appartenu aux Guides de France.

- Ma belle-mère était secrétaire chez Chebillon un fabricant de médailles rue de Belleville.

- J'ai dû arrêter mes études à 17 ans, mon père étant au chômage et en 1961 et j'ai commencé à travailler à l'UCCMA caisse centrale agricole où j'étais dans un service de mécanographie.

Après mon mariage en 63, j'ai arrêté de travailler jusqu'en 75 où j'ai commencé comme salariée à la Maison des Jeunes. A l'UCCMA c'était un travail à base de chiffres.  J'ai appris la comptabilité en la faisant. Je n'ai même pas un CAP de comptabilité et pourtant maintenant je donne des cours, je n'ai jamais fait de formation.

J'ai démarré à mi-temps, puis à trois quarts temps. Je n'ai jamais voulu faire un plein temps et j'ai toujours aimé travailler à plusieurs endroits.  J'intervenais déjà dans les formations de Jeunesse et Sports et  en 1985 j'ai rencontré le jeune directeur de la M.J.C. de Pavillons-sous-Bois, je travaille là aussi depuis. Ils sont tellement formidables que je n'ai pas envie de les quitter. A la maison des jeunes des Hauts-de-Belleville c'était déjà plus structuré, j'y travaillais trois jours.

- E. était comédien. Il était obligé d'avoir une voiture pour rentrer le soir après le théâtre. Au début, c'était la seule voiture de l'immeuble. Après, au-dessus de chez moi ils ont eu une voiture aussi, puis P. qui s'occupait de la chorale.

- Nous avons eu notre première voiture en 1960, j'avais 39 ans, une 203 Peugeot. C'était Byzance !

- Ma première voiture, c'était le général Thouvenin (le père d'Etienne) qui m'avait prêté l'argent pour l'acheter.


Dans les années 1980

- Je travaillais dans la construction de bâtiments industriels, mais j'avais mon bureau à la maison. Je m'occupais de prendre les commandes et de suivre les chantiers. En général je n'allais pas très loin dans l'Ile de France et je m'arrangeais pour rentrer à midi, ça circulait bien.

- On a toujours mangé ensemble le midi, moi je travaillais à l'école Gambetta, je faisais mes courses au Prisunic ou ailleurs, une vie de province !

- Mon fils n'a jamais mangé à la cantine. Des amis de province se demandaient comment on pouvait vivre à Paris et quand ils venaient ils trouvaient qu'on dormait bien au calme chez nous, mieux que chez eux.

- Mon mari travaillait au ministère des Affaires Etrangères dans le 7e [arrondissement], et moi au ministère des finances. On ne déjeunait jamais ensemble le midi. Les enfants étaient à la cantine, mais on prenait les repas du soir en famille.

- J'ai pris ma retraite en 1980. C'était les premiers chômages techniques, cela a été très avantageux.

Le chômage des jeunes et des autres, ça n'est pas neuf

- L'entreprise où je travaillais depuis 15 ans a été réorganisée par un nouveau groupe et j'ai été licencié. J'avais 55 ans. A ce moment là on continuait à toucher la paye entière jusqu'à ce qu'on retrouve du travail. On avait intérêt à partir.

- C'est l'époque où je suis arrivé sur le marché du travail. Il fallait s'accrocher et les salaires étaient minables, les employeurs faisaient des contrats pour quelques mois, à la fin ils les déchiraient pour en faire de plus longs en partant de la date de la première embauche et ainsi de suite, ou alors, ils changeaient les intitulés.

Il y avait une chanson qui disait « La crise économique c'est fantastique, la décadence, c'est la folle ambiance ». Le chômage des jeunes et des autres, ça n'est pas neuf !



Dans les années 1990- 2000

- J'avais des revenus irréguliers. Je travaillais en vacations, j'étais payée en droits d'auteur, notes d'honoraires ou cachets, cela m'empêchait de louer.

- Je suis très mal placée pour parler de précarité du travail, étant fonctionnaire depuis fin 86. Cependant, mon salaire régulier, très insuffisant, ne m'a jamais permis de décrocher une location à Paris, d'où les colocations.

- Aujourd'hui, après 18 années de contrats précaires dans quatre ou cinq sociétés mais dans mon domaine de compétence, j'ai enfin un contrat à durée déterminée depuis deux ans. Mais cela est tellement différent de ce que j'aime faire... et puis je dois aller travailler en banlieue très loin, je passe plus de trois heures par jours dans les transports en commun. Quand je rentre, je suis épuisée. Et mon traitement ne correspond pas à ce qui aurait dû répondre à mon niveau d'étude et à mon expérience professionnelle.

La semaine prochaine : la recherche d'un nouveau logement